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L'Autre Campagne

Ferme hydroponique et aquaponique en, France, maraîchers collectionneurs de plantes aromatiques

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🌿Aromatiques, fleurs, micropousses pour les chefs.fes
🎉guinguette @parenthesechampetre
🌈 Paniers de légumes bio

ÉCRIRE, C’EST COMPOSTER . Ça fait deux ans que ÉCRIRE, C’EST COMPOSTER
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Ça fait deux ans que j’ai arrêté les ateliers de cueillette sauvage.
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Non pas parce que je n’aimais plus ça, mais parce que je voulais m’y consacrer autrement.
Laisser infuser toutes les recettes que j’avais travaillées, me laisser du temps pour y penser et offrir cette approche à plus de monde.
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Alors, j’ai commencé à écrire un livre.
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Deux ans que je le porte en parallèle de la ferme.
Deux ans à l’aimer, à m’enthousiasmer, puis à le laisser s’endormir selon le rythme irrégulier de mes saisons.
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Exactement comme un compost : la matière est là, riche, prometteuse… mais elle demande du temps pour se transformer.
Parfois, j’ai l’impression qu’il se tasse, qu’il s’éteint.
Et puis, un mot, une odeur, une lumière, viennent tout remuer à nouveau.
Tout se mélange : les joies comme les ratés, les recettes comme les souvenirs de cueillette.
Et, lentement, quelque chose de plus dense, de plus vivant prend forme.
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Alors, je continue à l'écrire même si j'ai parfois l'impression qu'il est trop tard.
Non pas pour raconter l'instant, mais pour offrir ce qui a eu le temps de se transformer au gré de tous ces ateliers, dans l'inspiration des paysages sauvages, dans le temps long des saisons qui passent.
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Je sais qu’un jour, ce livre sera prêt.
Et j'espère qu’il deviendra une richesse pour nourrir d'autres personnes, d’autres envies, d’autres rencontres.
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Lucille
Je suis maraîchère, mais pas comme Thomas. Mes c Je suis maraîchère, mais pas comme Thomas.
Mes cagettes ne pèsent pas bien lourd.
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Chez Thomas, elles débordent de tomates, de courgettes, de haricots bien tassés.
Chez moi, elles se remplissent de pétales fragiles, de tiges fines, de boutons à peine ouverts.
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Les légumes se récoltent à la fraîche, pour garder leur eau.
Les fleurs, elles, préfèrent attendre que la rosée s’évapore sur pied pour tenir plus longtemps.
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Les légumes se conditionnent en grandes cagettes.
Les fleurs, en petites barquettes, serrées mais sans contrainte.
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Les courges se lancent de main en main, en relais.
Les fleurs, on les porte comme un service en porcelaine.
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Les légumes se pèsent.
Les fleurs se comptent, une à une.
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On ne lave pas ma récolte, on la touche à peine.
On la trie comme on composerait un bouquet : en jouant avec les formes, les styles, les couleurs.
Chaque geste compte, et chaque geste est lent.
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Là où le maraîcher récolte tout ce qui est prêt,
je récolte seulement ce qui est beau, à l’instant précis.
Et si une fleur s’abîme, elle ne finira pas sur une assiette.
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C’est un autre rythme.
Un autre regard.
Mais c’est toujours le même métier :
nourrir, juste avec un peu plus de légèreté.
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😘
Mettre l’été en bocal, c’est un peu comme fi Mettre l’été en bocal, c’est un peu comme fixer un souvenir avant qu’il ne s’efface.
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Une tomate trop mûre, un basilic un peu flétri, une courgette oubliée sous les feuilles.
Des légumes abîmés par la pluie, marqués par la grêle, tombés trop tôt.
Ils auraient pu finir oubliés, compostés.
Mais on les a rattrapés.
On les a écoutés.
On les a épluchés, mixés, relevés, transformés.
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Dans chaque pot mis en conserve, il y a un morceau de saison qu’on n’a pas laissé filer.
Une journée trop chaude. Une cueillette en retard. Une odeur dans la cuisine.
Une lumière. Un souvenir.
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Transformer, c’est garder trace.
Comme on garde une photo dans un vieux carnet.
C’est refuser de laisser passer sans attention.
C’est dire à la saison : je t’ai vue. Tu étais belle. Même quand tu débordais. Même quand tu piquais ou que tu t’abîmais trop vite.
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Et plus tard, au cœur de l’hiver, quand on ouvre un de ces bocaux,
c’est tout ça qu’on retrouve.
Le goût d’un été qui aurait pu se perdre.
Et qu’on a sauvé — juste à temps.
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PESTO DE BASILIC À RETROUVER DANS NOTRE BOUTIQUE TOUS LES VENDREDIS SOIRS DE 18H À 21H LORS DE NOTRE @parenthesechampetre !
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😘
LES MARAICHER.ES : LE CORPS ICI, L'ESPRIT LÀ-BAS LES MARAICHER.ES : LE CORPS ICI, L'ESPRIT LÀ-BAS
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Être maraîcher·e, c’est vivre dans deux saisons à la fois.
Le corps travaille dans celle qui est là : il·elle transpire dans la chaleur, respire l’odeur des tomates mûres, récolte ce qui abonde.
Mais l’esprit, lui, court toujours un peu plus loin.
Il·elle imagine les récoltes de l’automne, anticipe les gelées, prépare le calendrier des semis du printemps suivant.
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Alors, en plein été, on plante des choux.
En plein hiver, on pense aux courgettes.
On mange des pastèques en se demandant si les carottes d’hiver pousseront assez vite.
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C’est comme ça : notre calendrier n’est jamais tout à fait celui du reste du monde.
Pour nous, l’instant et l’avenir se tiennent par la main.
Nos gestes d’aujourd’hui portent la promesse de ce qui vient,
et nous sommes conscient·e·s qu’un petit sacrifice aujourd’hui prépare la sécurité et l’abondance de demain.
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C’est cette double présence, étrange et nécessaire, qui fait la force et la magie de notre métier.
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😘
DERRIÈRE UN PETIT BOCAL, IL Y A UN CHOIX DE SOCIÉTÉ !
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Je viens de faire un réassort de caviar d'aubergines et je me disais :
Quand vous achetez un pesto, un gaspacho, une sauce ou un caviar d'aubergine dans une ferme, vous ne payez pas juste un produit.
Vous soutenez une démarche.
Vous rendez possible un autre modèle.
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Parce qu’en petite ferme, transformer les légumes abîmés ou invendus, ce n’est pas une évidence, c’est un pari.
Un choix de temps.
Un choix d’investissement.
Un choix de vente.
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Il faut acheter les bocaux, penser les étiquettes, suivre les formations sur l’hygiène, s’adapter aux normes.
Trouver une manière de les vendre, des points de vente où les gens comprennent cette logique.
Et surtout, avoir le temps !
Ou plutôt : le prendre.
Souvent au détriment d’autre chose, dans une semaine déjà bien pleine.
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Alors quand vous achetez un bocal issu de cette démarche, vous validez ce choix.
Vous dites : oui, ça compte.
Oui, ça vaut le coup.
Vous participez à une économie qui respecte les saisons, le travail, la vie.
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C’est un geste modeste.
Mais il est puissant.
Parce qu’il prolonge la chaîne de soin jusqu’à votre cuisine.
Et parce qu’il donne de la valeur à ce qui, ailleurs, aurait été jeté.
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Merci d'acheter chez nous avec autant de compliments, d'engagement et de bienveillance !!
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😘
LE CORPS EN ÉTÉ, L'ESPRIT EN AUTOMNE . Août est LE CORPS EN ÉTÉ, L'ESPRIT EN AUTOMNE
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Août est un mois ambigu : la société le place en été, mais la nature le fait déjà glisser en automne.
On le sent sans toujours savoir le nommer : un entre-deux qui tire le corps d'un côté et l'esprit de l'autre.
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Alors, mon corps est encore dans l’été, mais une autre part de moi a déjà basculé.
Vers un autre rythme, d'autres envies, une autre lumière.
J’aimerais déjà pouvoir être disponible pour écrire, dessiner, projeter ce que j'ai dans la tête.
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Mais, j'habite dans une région très touristique qui dicte qu'Août est une pleine saison commerciale !
Alors, je dois composer avec ça, me couper un peu en deux pour concilier les différents élans.
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Il y a d’un côté le besoin financier de continuer à récolter, vendre, transformer —
et de l’autre, cette envie irrésistible de prendre le stylo, l’aquarelle pour plonger dans ce qui cherche à émerger.
De retrouver le fil des projets créatifs, du sens, de l’imagination.
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Et puis bien vite, il y aura septembre.
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On prendra une semaine de congés et, en rentrant, on n’arrivera plus à retrouver la vigueur ni le rythme de l’été. Le temps sera passé et la force de l'équinoxe d'automne sera pleinement présente.
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Alors, je ralentirai — un peu contrainte, un peu soulagée.
Et enfin, je pourrai librement me raccorder au fil de la saison.
Le corps et l'esprit à nouveau réunis, dans ce que l’automne propose.
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😘
RÉCOLTER TÔT . L'été, on se lève tôt. . Pas RÉCOLTER TÔT
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L'été, on se lève tôt.
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Pas (seulement) pour la poésie de ce moment endormi de la journée - pour la fraîcheur.
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À l'aube, les légumes sont encore tendus de rosée, gorgés de nuit, pas encore échauffés par le soleil.
C'est encore plus vrai pour les herbes aromatiques, très sensibles.
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C'est à ce moment-là qu'ils sont les plus beaux, les plus goûteux, les plus faciles à cueillir.
Les fleurs ne sont pas fanées, les feuilles ne s'affaissent pas sous la chaleur.
Alors, on s'active, en silence le plus souvent, pendant que la société s'éveille à peine.
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Et entre deux gestes précis, deux comptages de fleurs comestibles, on assiste aux premiers chants des oiseaux, à l'humidité sur la peau, à la lumière dorée qui monte doucement.
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Ce sont des instants de grâce, de privilège dans le dur du métier.
Des minutes suspendues où la beauté du travail agricole se laisse entrevoir, avant que la chaleur ne retombe, abrupte, sur nos épaules.
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😘
MILITANTISME OU SÉDUCTION ? . Quand je parle de g MILITANTISME OU SÉDUCTION ?
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Quand je parle de gaspillage alimentaire, j’ai envie de montrer la vérité.
Les tomates fendues, les concombres tordus, les betteraves cabossées...
C’est ça, la matière première de mes pestos, gaspachos et jus de la ferme.
C’est ça que je sauve.
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Mais j’ai aussi envie que vous ayez envie.
Que la photo vous donne faim, que vous ayez envie d’acheter ce bocal.
Parce que vendre, c’est ce qui me permet de continuer à transformer, de continuer à sauver.
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Alors je me demande :
est-ce que je montre les légumes moches pour faire passer le message militant,
ou les bocaux parfaits pour que le geste puisse continuer d’exister ?
Est-ce que je bouscule votre regard, ou est-ce que je vous séduis ?
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Peut-être qu’il faut faire les deux.
Vous donner envie avec le résultat,
et vous confronter avec l’origine du produit, la réalité de la ferme.
Pour que vous voyiez que derrière un beau bocal,
il y a un morceau de combat !
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😘
Quand les envies suivent les saisons . Vous avez r Quand les envies suivent les saisons
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Vous avez remarqué ?
Il y a des envies qui reviennent chaque année, presque sans prévenir.
Des élans très clairs, pas dictés par une to-do list ni une tendance, mais comme une nécessité qui viendrait du sol.
Un besoin de ralentir ou d’accélérer, de créer, de trier, de transmettre…
Et presque toujours, ces élans coïncident étrangement avec les saisons.
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Le printemps nous invite à commencer quelque chose de nouveau.
C’est l’élan, la germination, le désir de créer, de lancer, de mettre au monde.
Une impatience dans le corps, une lumière nouvelle dans la tête.
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L’été nous ancre.
On travaille, on récolte, on est dans l’action presque mécanique (en tout cas quand on travaille la terre).
On est dans le feu, dans le cœur de la matière.
Il faut faire tenir tout ce qui a poussé. Et engranger : des ressources, des réserves.
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L’automne, c’est le moment où ça se transforme.
Quelque chose change de rythme, en même temps que le soleil redescend.
Le corps fatigue, les mains ralentissent,
mais l’imaginaire recommence à bouillonner.
Ce qu’on a vécu dans le corps devient matière à créer, à comprendre, à raconter.
C’est un retour à l’intérieur — pas pour s’y enfermer, mais pour y puiser.
On fait le point, on cherche du sens, on retrouve l’envie d’apprendre, de transmettre.
La créativité revient, et parfois même la spiritualité.
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Et puis vient l’hiver, qui nous demande repos et patience.
On se retire. On trie, on range, on se pose.
Et surtout : on rêve à nouveau.
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Ce rythme-là, c’est celui que j’habite, année après année, sans vraiment l’avoir choisi.
En devenant maraîchère, je l’ai découvert dans mon corps et maintenant je le sens se répéter avec connivence et amusement !
Un cycle intérieur qui danse avec les cycles du vivant.
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Et je me demande si ce n’est pas ça, être vivante :
sentir que quelque chose en soi est accordé au dehors.
Non pas au calendrier social, mais au vrai rythme.
Celui des saisons, des plantes, des besoins profonds.
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Et si on écoutait davantage ces mouvements-là ?
Et si nos vraies envies avaient, elles aussi, une saison ?
Et vous, vous les sentez comment, ces rythmes-là ?
Ou vous suivez d'autres rythmes ?
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À votre avis, qu’est-ce qu’il y a dans ce gas À votre avis, qu’est-ce qu’il y a dans ce gaspacho ?
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Des tomates gorgées de soleil ? Des poivrons de toutes les couleurs ? Du basilic au parfum enivrant ? 
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Oui.
Mais pas que !
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Les tomates sont aussi fendillées, les poivrons pas parfaitement lisses et le basilic un peu fatigué.
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En fait, ce gaspacho est fait avec nos légumes invendus, moches, un peu flétris, trop petits ou trop gros et biscornus. Ceux que personne n’a choisi un vendredi soir à notre marché.
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Et pourtant, regardez-le. Goûtez-le, même ce gaspacho. Il est gourmand, parfumé, nourrissant. Il est surtout le reflet d’une démarche qui nous tient à cœur : aller au bout de ce que la nature nous offre, sans gâcher, sans trier selon des critères absurdes de beauté.
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Alors chaque semaine, on transforme. Gaspachos, pestos, houmous, chips de légumes, jus de la ferme, mélange d'épices.
Des petits pots colorés nés d’un refus du gaspillage, mais aussi d’une envie de faire autrement.
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Et quand on vous en parle au détour d’un panier, on est heureux d’ouvrir cette discussion : sur ce qu’on jette, ce qu’on valorise, ce qu’on pourrait regarder autrement.
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Gaspacho et démarche à découvrir tous les vendredis et samedis soirs de 18h à 21h à notre @parenthesechampetre !
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TISSER UN COMMUN . Ce n'est pas juste une ferme. C TISSER UN COMMUN
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Ce n'est pas juste une ferme. C'est un projet de vie qu'on cultive à deux, jour après jour.
Un choix de travailler ensemble, de construire quelque chose de commun, à mains nues, à cœur ouvert.
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Travailler en couple, ce n'est pas toujours fluide, c'est apprendre à s'écouter autrement, à se coordonner même dans la fatigue, à traverser ensemble les doutes et les orages. Mais c'est aussi partager les émerveillements du quotidien : une fleurs qui s'ouvre, la première tomate à goûter, un repas spontané dans le champ.
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Dans les fermes paysannes, ce duo est fréquent mais souvent invisible. Or, ce que l'on construit ici repose sur ce lien : deux personnes qui tiennent, qui rêvent, qui inventent une manière d'habiter le monde autrement.
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On ne parle pas souvent de ça. Pourtant, c'est précieux.
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Aujourd'hui, une photo. Pour se souvenir que notre force vient aussi de ce lien-là. 💚
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Lucille & Thomas
17 de vie commune et 10 ans à faire vivre cette ferme ensemble !
C'est nous qui vous accueillons tous les vendredis soirs pour partager avec vous un morceau de cette histoire.
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😘
CETTE SEMAINE, DE NOUVEAU, LE CLIMAT VA (NOUS) COG CETTE SEMAINE, DE NOUVEAU, LE CLIMAT VA (NOUS) COGNER !
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Si vous vivez et/ou travaillez à l’abri, avec la clim, vous passez peut-être presque à côté.
Mais dehors, dans les champs, dans les rues, sur les chantiers, dans les cuisines, on ne peut pas l’ignorer.
On la subit.
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C’est une chaleur qu’on ne peut pas raconter si on ne l’a pas sentie dans son corps.
Elle remplit les poumons d’un seul coup.
Elle monte à la tête.
Elle brûle, au lieu de réchauffer.
Elle écrase, au lieu d’éclairer.
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C’est une chaleur qu’on a pourtant espérée en hiver et qu’on regrette, maintenant qu’elle se révèle invivable. Elle fait peser les gestes, brouille les pensées, fait fondre les matériaux, empêche les travaux. Elle est partout, elle colle aux corps, elle appuie fort sur les épaules sans jamais nous lâcher. Rien n'arrive à la calmer !
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Sous de tels UV, il faut presque s’armer pour résister :
des vêtements longs malgré la transpiration, des couches de crème à renouveler chaque heure, des chapeaux, des lunettes, des boissons salées pour ne pas flancher.
On part au champ en faisant de l'apnée : pas plus de trente minutes, sinon on est déjà sonné.es.
On surveille notre peau chaque soir, les grains de beauté qui auraient tourné.
On entend la voix du dermato qui nous rappelle, chaque année, qu'il faut se méfier !
Et on sait que ce n’est pas une peur vague mais plutôt une réalité qui s’accumule.
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Et il y a ce qu’on ne voit pas venir : les plantes qui, elles aussi, réagissent.
Le soleil les agresse, elles deviennent plus défensives, parfois même urticantes.
Elles se protègent du soleil mais comme c'est nous qui les touchons, on développe des dermites, des allergies, des plaques.
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En fragilisant les plantes, la chaleur aggrave aussi les maladies, excite les ravageurs, fait suffoquer les pollinisateurs.
Elle tue les sols, les récoltes, les arbres aussi.
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Cultiver : c’est nourrir, prendre soin des autres.
Mais sous ces chaleurs-là, c’est aussi s’abîmer soi-même doucement.
Porter dans son corps les saisons qui deviennent hostiles.
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Ce n’est pas une simple semaine trop chaude, une canicule de plus.
C’est un cap qui s’est brisé.
Et nos corps seront les premiers à en porter la trace.
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😘
AOÛT => L'ABONDANCE A UN POIDS . Le mois d'août AOÛT => L'ABONDANCE A UN POIDS 
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Le mois d'août à la ferme, c'est ce moment particulier où tout déborde : les paniers, les cagettes, les brouettes, les chariots et parfois nos dos.
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Il faut suivre la cadence du vivant qui ne s'arrête jamais tout à fait. Récolter avant qu'il ne fasse trop chaud.
Récolter, trier, laver, charger. 
Sauver tout ce que la terre a bien voulu donner, ou accepter de perdre ce qu’on n’aura pas eu le temps de cueillir.
Alors, on fait des bocaux, des soirées guinguettes, on partage avec les stagiaires, on transforme tout ce qui peut l'être.
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Et pendant que les légumes débordent, certain.es commencent à s'épuiser. Les salades montent, les tomates se fendent, les corps fatiguent doucement.
Mais on continue, parce que c'est là que tout se joue : dans l'intensité de ce mois trop plein, où il faut apprendre à accueillir le trop avant qu'il ne se retire.
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Et puis dans ce tourbillon, il y a aussi la fierté ! 
Celle de voir s'empiler les couleurs, de sentir la sueur qui veut dire que ça a bien poussé, que ça a bien marché !
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Ce n'est pas toujours gracieux mais c'est profondément beau.
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😘
Tout a commencé par une tomate. Ou plutôt par l' Tout a commencé par une tomate.
Ou plutôt par l'envie tenace de Thomas de cultiver ses propres tomates. Le tout premier légume qu'il a voulu voir pousser ici. Une évidence pour lui qui est d'origine italienne : la tomate, c'est un goût d'enfance, une fierté culinaire, un fruit qu'on respecte.
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Alors, on a fait de la place pour lui permettre d'avoir -ses- tomates. Une ligne, puis deux dans la grande serre aux aromatiques. 
On a installé des tuteurs, arrosé et taillé avec soin, espéré beaucoup. 
Parce que c'est un vrai exercice de patience cette culture : semée en février, repiquée en avril, attachée, tuteurée, effeuillée, surveillée de la moindre tâche, nourrie souvent pour la mener jusqu'à ce moment parfait où elle se décroche d'un rien.
Et en goûtant les différentes variétés, on s'est laissés prendre au jeu.
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C'est ainsi qu'on a développé la partie maraîchère de la ferme.
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Depuis, il y a bien d'autres légumes, des fleurs, des essais, des découvertes... Mais chaque été, quand les premières tomates colorent la serre ou les champs, on se souvient de ce point de départ. D'un fruit aimé qui, sans bruit, a tout déclenché. 
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😘
LAVER LES LÉGUMES . Avant qu'un légume arrive j LAVER LES LÉGUMES 
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Avant qu'un légume arrive jusqu'à vous, il passe encore entre nos mains.
Parfois dans un grand bac d'eau, parfois juste sous un filet d'eau.
On enlève la terre, on retire les feuilles abîmées, on coupe les racines trop longues.
On frotte doucement, sans brusquer. Le geste est simple, mais plein d'attention.
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C'est un moment de transition :
Entre la parcelle et la cuisine, entre le vivant brut et le geste nourricier.
On voit les couleurs ressortir, les formes se révéler.
Et on repense, à chaque fois, à tout le chemin qu'il a fallu parcourir pour en arriver là.
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Ce n'est pas qu'une étape logistique : c'est aussi une manière d'honorer ce qu'on a cultivé.
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😘
CE MATIN, J'AI CUISINÉ DES TOMATILLES ÉCLATÉES. CE MATIN, J'AI CUISINÉ DES TOMATILLES ÉCLATÉES.
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La pluie est tombée fort ces derniers jours. Très fort pour elles.
Les plus mûres étaient fendues, d'autres, encore vertes, s’étaient détachées trop tôt. À peine formées, déjà à terre.
On voit peu de tomatilles par chez nous, parce que c'est un fruit mexicain. Ici, les tomatilles s’adaptent comme elles peuvent. Alors, moi aussi.
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En les ramassant, un peu abîmées, un peu cabossées, je n’ai pas pensé « perte ».
J’ai pensé à tout ce que ça avait demandé pour qu’elles arrivent jusque-là.
Aux graines ramenées de ce voyage lointain. À la joie de les voir germer. Aux soins, aux tailles, aux tuteurs, aux orages évités de justesse, aux journées qu'on espère ensoleillées pour elles.
À ce pari qu’on fait parfois sur certaines variétés de fruits et légumes, saison après saison, sans savoir si ça donnera quelque chose.
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Alors non, ces fruits-là n’étaient pas beaux, pas comme on l’entend en tout cas.
Mais ils avaient de la valeur parce qu’ils portaient notre travail.
Pas juste le mien. Celui de la plante, de la terre, de la météo aussi, dans son chaos de plus en plus régulier.
Et puis, celui des mains qui ont semé, récolté, porté.
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Alors j’en ai fait une "salsa verde".
Une sauce relevée, avec des tomatilles et plein d'herbes. Un clin d'œil à l'Amérique centrale d'où elles sont originaires.
Et un hommage à ici, à cette saison pas facile, à ces fruits qu’on aurait pu croire perdus.
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Parce que transformer, c’est aussi ça : redonner une chance.
Ne pas effacer ce que ça a coûté de cultiver.
Refuser que le travail disparaisse dans un fond de cagette.
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Mais il faut aussi qu’on parle de ce que ça demande, justement, de transformer.
Du temps qu’on n’a pas toujours.
Des choix qu’il faut faire entre vendre, cuisiner, expliquer, ou simplement se reposer.
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Ce sera pour un prochain post...
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En tout cas, la Salsa Verde est bientôt disponible à notre marché/guinguette @parenthesechampetre tous les vendredis et samedis soirs de 18h à 21h. (Juste le temps de les étiqueter !)
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😘
Shishito : le petit piment joueur ! . C’est un d Shishito : le petit piment joueur !
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C’est un drôle de légume qu'on a décidé de cultiver cette année. Le shishito, petit piment japonais, a l’allure d’un poivron miniaturisé ou d'un padron espagnol. 
Il a un tempérament plutôt doux.
Mais attention : 1 sur 10 peut piquer. Et on ne sait jamais lequel !!
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C’est ce petit suspens qui fait son charme. À la poêle, avec un filet d’huile d’olive ou de sésame, juste saisis à feu vif et saupoudrés de fleur de sel… ils se mangent comme des tapas, encore chauds, en grignotant à plusieurs.
Et puis à un moment, bim, un qui réveille un peu la bouche. Ça fait rire, ça surprend. Et on y retourne avec plaisir parce qu'il reste quand même gentil.
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On ne s’attendait pas à ce que la plante donne autant. Mais elle s’épanouit bien ici, et ça se pourrait que les shishitos deviennent des habitués de la ferme !
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Je ne suis pas souvent sur les photos.
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Je préférerai toujours montrer les fleurs, les récoltes, les gestes de mes collègues — pas moi.
Je suis celle qui écrit, qui cueille, qui cuisine, qui observe depuis l’ombre douce des coulisses.
Celle qui fait pousser des choses, mais qui reste cachée derrière l’écran, derrière les mots, les bouquets, parfois les silences.
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Et puis, je me rends compte que je fais partie de la ferme, autant que Thomas, que les apprenti·es qui sont passé·es chez nous, que les stagiaires qui nous aident.
Que mes choix, mes gestes, ma sensibilité y sont inscrits partout.
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Alors, je suis là.
Même en photo.
Non pas au-dessus, mais au cœur.
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Le cœur de la ferme.
Le cœur de ce que je tente de construire, de transmettre.
Fleur après fleur, jour après jour.
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Lucille
LE PIMENT, RÉVÉLATEUR DE SAVEURS . Depuis notre LE PIMENT, RÉVÉLATEUR DE SAVEURS
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Depuis notre voyage au Mexique il y a plusieurs années, nous avons découvert que le piment ne se contente pas d'apporter du piquant : il est au cœur d'une cuisine riche et complexe, qui joue subtilement avec les saveurs.
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Au Mexique, le piment est un ingrédient ancestral, utilisé aussi bien frais que séché, dans des sauces, marinades ou plats mijotés. Il ne masque pas les autres goûts, il les exalte, créant un équilibre entre chaleur, douceur, fumé et acidité.
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Cette approche nous a profondément inspirée. Après plusieurs années de réflexion, nous avons décidé cette année de tester quelques plantations de piments à la ferme. Notre ambition ? Essayer de réaliser nos propres sauces piquantes mêlant piments, légumes et herbes aromatiques de la ferme pour retrouver cet équilibre si subtil et ce voyage de saveurs.
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On vous tient au courant si cette expérimentation est fructueuse ! 😉
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Aujourd’hui, on a reçu de l’aide. Beaucoup. E Aujourd’hui, on a reçu de l’aide. Beaucoup. Et ça change tout.
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Une bande joyeuse est venue prêter main-forte pour une grosse journée de désherbage. C’est fou ce que ça peut faire, de voir des mains se tendre quand on commence à peiner, quand la saison nous dépasse un peu.
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Accepter de l’aide, ce n’est pas toujours facile. On a appris à faire seuls, à porter, à tenir bon. Mais ce travail, aussi concret et physique soit-il, dépasse largement notre seule ferme. Il nourrit d’autres corps, il touche d’autres vies. Alors peut-être que c’est normal, aussi, qu’il y ait des moments où d’autres viennent y participer. Je ne sais pas trop encore...
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Ils ont posé des questions sur les insectes, les plantes, le sol. Ce sont des choses qui, pour nous, font partie du quotidien. Mais dans leurs yeux, je voyais de l’étonnement, de la curiosité, parfois de l'émotion.
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Et je me suis dit : si on avait un peu plus de temps, un peu plus de souffle, on pourrait peut-être mieux transmettre tout ça. Non pas pour apprendre aux autres, mais pour partager ce qui se perd. Aider à retisser ce lien si distendu entre ce qu’on cultive, ce qu’on mange, ce qu’on détruit parfois sans le savoir.
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C’est un drôle d’équilibre à trouver, entre faire, transmettre, résister à l’usure. Mais aujourd’hui, on m’a rappelé que ce lien peut se raviver à mains nues, dans les herbes hautes.
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Merci pour ça.
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😘
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